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La violence conjugale peut toucher n’importe qui, sans égard à la race, au statut socio-économique, à l’orientation sexuelle, à l’état matrimonial ou au niveau d’éducation. La violence conjugale se produit lorsqu’une personne essaie d’en dominer ou d’en contrôler une autre avec qui elle a une relation intime en recourant à des moyens physiques, sexuels, émotionnels, économiques ou psychologiques.

Pourquoi ne pas simplement partir?

De l’extérieur, cela peut sembler très simple. Si quelqu’un que vous aimez vous frappe, vous devez le quitter. Mais la vraie réponse est beaucoup plus compliquée que ça. Les personnes qui subissent la violence conjugale sont souvent isolées parce qu’elles ont honte ou peur et parce qu’elles sont réticentes à demander de l’aide ou gênées de le faire. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une personne violentée ne part pas :

  • Déni de la réalité du problème
  • Espoir que son ou sa partenaire va arrêter
  • Honte et gêne
  • Isolement de la famille et des amis
  • Culpabilité
  • Raisons financières
  • Peur
  • Enfants
  • Raisons spirituelles ou religieuses
  • Formation de liens affectifs traumatique avec son abuseur

Souvent, la violence conjugale commence par des menaces verbales, puis dégénère en violence physique, et bien que les lésions corporelles soient le signe extérieur le plus évident d’une relation violente, les conséquences émotionnelles de vivre une telle situation peuvent avoir un effet bien plus paralysant. Subir la violence psychologique dans une relation intime peut détruire votre estime de vous-même et votre amour-propre et peut mener à des sentiments d’anxiété, de dépression, d’impuissance et de désespoir. Le premier pas, et souvent le plus difficile, consiste à reconnaître qu’il y a un problème. Une fois que vous avez pris conscience de ce fait, vous pouvez commencer le processus de demande d’aide.

Les signes d’une relation abusive

Il y a plusieurs signes indicateurs d’une relation de violence, mais le signe numéro un est le fait d’avoir peur de votre partenaire. Si vous avez l’impression que vous devez constamment marcher sur des œufs en présence de votre partenaire, si vous avez continuellement peur qu’il se mette en colère ou qu’il perde la tête à cause de quelque chose que vous avez dit ou fait, il est probable que votre relation soit malsaine. Dans une relation saine, un partenaire ne rabaisse pas l’autre, ne fait pas en sorte que l’autre personne se sente petite ou inférieure et n’utilise pas de paroles blessantes. Lorsque vous tentez de déterminer si vous vivez une relation de violence, posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce que j’ai peur de mon partenaire la plupart du temps?
  • Est-ce que j’évite certains sujets de conversation de peur de déclencher la colère de mon partenaire?
  • Ai-je le sentiment de ne jamais rien faire comme il faut?
  • Est-ce que mon partenaire utilise des paroles blessantes et humiliantes?
  • Est-ce que mon partenaire se fâche quand je planifie des activités qui ne l’incluent pas?
  • Est-ce que mon partenaire me menace de m’enlever mes enfants, de me blesser ou de me tuer, ou de se suicider si je pars?
  • Est-ce que mon partenaire me force à avoir des relations sexuelles?
  • Est-ce que mon partenaire m’empêche de voir mes amis et ma famille?
  • Est-ce que mon partenaire me blâme pour sa colère?

Plus il y a de questions auxquelles vous avez répondu oui, plus il est probable que vous viviez une relation intime violente et malsaine. Il est très important de se rappeler que malgré ce que plusieurs personnes pensent, la violence conjugale ne découle pas d’un d’une perte de contrôle de l’abuseur due à la colère. En fait, l’abuseur choisit délibérément de vous contrôler. Souvent, l’abuseur choisit ses victimes. Les gens justifient souvent le fait de rester avec leur partenaire en évoquant son comportement dans d’autres situations, par exemple dans les rencontres de famille ou les activités communautaires. Il est rare que les abuseurs se déchaînent en public; au contraire, ils sont perçus comme des gens sympathiques et comme des membres respectés de la communauté. Ils peuvent arrêter leur comportement violent quand cela fait leur affaire.

Si vous êtes victime de violence, n’oubliez pas que vous n’êtes pas à blâmer pour les coups ou les mauvais traitements. Vous n’êtes pas la cause du comportement violent de votre partenaire; vous et vos enfants méritez d’être traités avec respect. Vous n’êtes pas seule. Même si les risques de mettre fin à une relation de violence sont élevés, le risque de rester dans une telle relation peut dépasser de loin le risque de partir. Il existe plusieurs ressources pour les femmes et enfants violentés, y compris des lignes de crise, des maisons d’hébergement, des services juridiques, des services de garde d’enfants et même de la formation en réinsertion d’emploi. Vous méritez de vivre sans peur. S’il vous plaît, commencez par demander de l’aide.